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Français

L’un se demande comment il pourrait monter, du sol, sur le dos d’un chameau, et il ne voit en cette monture qu’un moyen de se déplacer plus rapidement pour traverser le désert.

L’autre, en contraste, apprend au chameau à s’asseoir, puis il lui apprend à se relever. Il s’éduque ainsi lui-même, et il forme de même sa monture, pour naviguer à travers le désert.

Tout est précieux dans le désert. La seule richesse personnelle qui puisse y être transportée est celle de la beauté. Vouloir y convoyer toute autre possession matérielle est une folie car ni homme ni bête ne survivront chargés de biens, dans cet univers aride et brûlant de soleil. C’est pourquoi le nomade prend particulièrement soin de sa personne, et de son âme, alors que le sédentaire s’acharne plutôt à l’accumulation des objets et des pensées.

L’un qui s’aventure dans le désert emmènera deux chameaux : le premier pour sa monture et le second pour transporter son matériel et une réserve d’eau, afin de pouvoir y survivre.

L’autre ne se préoccupera que de connaître et de trouver les points d’eau pour y abreuver sa seule monture, pouvoir s’y reposer et se régénérer, et ainsi continuer sa route.

Ainsi le désert est-il traversé par deux catégories bien distinctes de personnes. Les unes n’y passent que pour chercher à en sortir, alors que les autres en font leur territoire. Pour les uns le désert à une entrée et une sortie, un commencement et une fin. Pour les autres il n’est qu’un espace homogène, infini, dans lequel ils trouvent leur place de manière continue. C’est pourquoi le nomade vit dans le désert, alors que le sédentaire ne fait qu’y rêver.

Le désert n’a que deux saisons : le jour et la nuit. Il naît chaque matin au lever du soleil et il disparaît dans le froid au lever de la lune. Ainsi il inspire et expire de manière immuable et reste dans la permanence de son état à tout moment.

Le monde hors du désert est par contre soumis au cycle des quatre saisons. Il s’épuise ainsi à naître, à grandir, à resplendir puis à vieillir. Ainsi il ne connaît jamais sa pérennité et s’interroge constamment sur sa propre réalité, sans jamais pouvoir trouver de réponse.

 

English translation

One wonders how he could rise from the ground and climb on the back of a camel. He sees the camel in this way as a mere means to move faster to cross the desert.

The other, in contrast, teaches the camel how to to sit, then he teaches the camel to stand up. He educates himself, and his camel as well, to navigate through the desert.

Everything is precious in the desert. The only personal wealth that can be transported in a desert is beauty. Wanting to convey any other material possession is folly for neither man nor beast will survive loaded with goods, in this arid universe scorched by the burning sun. This is why the nomad takes special care of his person, and soul, while the more sedentary persists in the quest for accumulation of objects and thoughts.

One who ventures into the desert take two camels: one to ride for himself and the second to carry his equipment and a supply of water in order to survive.

The other will be concerned to know and to find points of water for his only camel to drink, and for himself being able to rest and regenerate, and so continue his journey.

The desert is therefore crossed by two distinct categories of people. Some go there for trying to escape away from it, while others make it their territory. For some the desert has one entrance and one exit, a beginning and an end. For others it is a homogeneous space, infinite, in which they find their place continuously. That is why the nomadic live in the desert, while the sedentary carry on dreaming about it.

The desert has only two seasons: day and night. It comes to existence every morning at sunrise and it disappears in the cold at moonrise. So the desert breathes in and out in an  immutable way, and it remains in the permanence of its condition at all times.

The world outside of the desert is submitted to the cycle of four seasons. It runs out to be born, grows, shines and then it ages and dies. So it never knows its durability and constantly questions its own reality, without ever finding an answer.

 

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Publié: 15 août 2011 dans Général

C’est avec plaisir que je vous accueille ici aujourd’hui.

Je suis formateur et coach en entreprises. Je suis aussi professeur d’Arts martiaux Japonais (Iaido, Kendo et Aiki).

Les programmes  que je crée et que j’enseigne incluent d’une part les éléments techniques et méthodologiques appliqués aux missions spécifiques que mes élèves ont à accomplir dans leur activité professionnelle.

Ils  comprennent d’autre part des éléments pédagogiques adaptés qui sont regroupés dans un ensemble de modules de cours et d’exercices que j’ai intitulé « Stratégie du Comportement – Copyright ©  Philippe Pradel, 1995-2011 ».

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